Etat général: 50%
fatigue: 70%
nausées: 0%
appétit: 60%
énergie: 30%
perte de poids: 0.1%
envie de rire: 40%
détente: 20%
stress: 40%
angoisse: 40%
crises: 0%
peur: 30%
nervosité: 30%
devoirs: 50%
cours: 80%
ouïe: 80%
odorat: 90%
vue: 60%
toucher: 60%
acceptation du toucher: 10%
tremblements: 0%
état du cerveau: 60%
stabilité mentale: 50%
réflexion: 70%
mémorisation: 70%
J'ai dormi sur les escaliers de Masséna de 1h a 2h... avec Aurore, je me sentais simplement en sécurité. Avec elle à côté, j'avais le droit de me reposer. Les gens passaient, mais elle m'a dit: vas-y, dors. Alors j'ai dormi.
Jeudi soir, je suis sortie de colle à 8h, M.Garcia nous a gardé 2h... on est sorties c'était la nuit, et on avait faim. J'avais envie de voir Caro, alors on y est allées. Elle a halluciné, la pauvre. Que la gamine, la ptite filoute, attende à 8h en bas de chez elle, avec sa copine. Mdr. Et on lui a fait: Caro, on sort de colle, et on a faaaaim XD. Et plus tard, elle m'a dit: "ça me rassure qu'il y ait des gens comme toi en prépa, je pensais qu'il n'y aurait que des intellos à lunettes. Tu es une fille gaie." CHPAF.
Touché, coulé. J'ai regardé Aurore, elle a capté mes larmes, et elle a embrayé sur autre chose.
Mais c'est vous, qui me rendez gaie, les filles... c'est vous.
Caro, Aurore. Mains froides, et mains encore plus froides.
Et quand Caro m'a attrapée par derrière, j'ai tremblé et je me suis raidie. Je l'ai regardée. J'ai du avoir un air perdu, parce qu'elle m'a dit: "pourquoi tu me regardes comme ça?
_ parce que ça m'a surpris".
Parce que personne ne me vois, ne me touche. Je suis transparente, mais vous, vous me rendez ma couleur. Ca fait bien longtemps...
Aurore m'a pris la main. Et je me suis demandée combien de temps cela faisait. Et les yeux bleus d'Aurore, j'aime regarder dedans... J'y vois bien. J'y vois que la vie a continué en attendant. Dans ceux d'Alicia, j'y vois un soleil, de la joie colorée. Caro ne m'a pas laissé fixer les siens encore... Mais quand leurs yeux fixent les miens, je comprends qu'ils me voient. Je ne suis pas un fantôme, une ombre de moi.
C'est fini.... La cicatrice est immense. J'espère qu'elle ne se rouvrira pas.